L’Eglise mosaïque

Le ministère de Jésus
Jésus dit de lui-même qu’il «a été envoyé aux brebis perdues d’Israël» (Matt. 15,24). Mais il loue souvent la foi des étrangers: un centurion romain demandant la guérison de son serviteur; une femme cananéenne réclamant la guérison pour sa fille ; un lépreux samaritain, qui est le seul à le remercier de l’avoir guéri. Et après sa résurrection, il instruit les apôtres de faire «de toutes les nations des disciples.»
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L’église primitive
A la Pentecôte, les apôtres prêchent à une foule venue «de toutes les nations qui sont sous le ciel». Ce jour-là, des chrétiens du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe commencent à adorer Jésus ensemble, ayant tout en commun et persévérant dans l’enseignement des apôtres.
Beaucoup d’entre eux retournent chez eux en tant que missionnaires. Philippe rencontre le ministre éthiopien sur son chemin de retour et le baptise. Les disciples reçoivent le nom de «chrétiens» pour la première fois à Antioche, en Turquie. Pour nous aujourd’hui, étrangers que nous sommes, il est difficile de voir les murs qui sont en train de tomber. Mais l’apôtre Paul écrit à ces chrétiens: «Il n’y a ici ni Grec, ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni étranger, ni barbare, ni esclave, ni libre ; mais Christ est tout et en tous» (Col. 3,11).
Les guerres dans les différents pays du monde nous envoient des centaines d’étrangers – migrants, réfugiés, exilés – tous en quête d’une vie meilleure. Comment les accueillons-nous?
Un exemple pratique
Le pasteur, Stephen Beck, est revenu en Allemagne après des années passées aux Etats-Unis et au Canada pour y implanter des Eglises. Il partage ses expériences dans son ouvrage intitulé Mission Mosaikkirche (Mission Eglises mosaïques ). Il reconnaît que les migrants font peur, «même aux Eglises» mais nous encourage en affirmant que «les Eglises deviennent des ateliers dynamiques de l’Esprit de Dieu, lorsqu’elles peuvent s’ouvrir aux migrants. Partout en Allemagne, les conversions de personnes de cultures très différentes renouvellent nos Eglises.»
Des Eglises «mono-multiculturelles»
Dans les Eglises du réseau «Mission Eglises mosaïques», la priorité est donnée à la culture locale, par exemple à la langue française dans une région francophone, faisant de ces Eglises des communautés mono-culturelles. Chaque intervenant est libre de s’exprimer dans sa langue maternelle et ceux qui ne comprennent pas bénéficient d’une traduction simultanée.
Riches de nationalités différentes, de styles vestimentaires différents, de traditions religieuses différentes, ces Eglises aux membres multiculturels deviennent alors des Eglises « mono-multiculturelles». Une parfaite mosaïque représentative du peuple de Dieu.
Si les différences culturelles peuvent apporter leur lot de conflits et de frustrations, le jeu en vaut la chandelle! N’oublions pas qu’un jour, les croyants de toutes langues et de toutes nations se rassembleront, louant Dieu sur son trône. Il est possible dès aujourd’hui d’avoir un avant-goût de ce jour glorieux.

Article tiré du numéro SpirituElles 1-2022 Printemps
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