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Mieux se connaître.

Comprendre l’écoute… et la pratiquer !
Audrey Teinturier

Avez-vous déjà vécu ce scénario: «Oh, la, la, merci, si tu savais combien tu m’as aidée, j’y vois plus clair maintenant». «Ah? Pourtant j’ai l’impression que je n’ai pas dit grand-chose.» Pour vous, ça s’est terminé un peu en queue de poisson alors que pour votre interlocutrice, cet échange a été libérateur, voire un ressourcement.

Alors qu’est-ce que l’écoute? Est-ce une partie de ping-pong avec des conseils? Est-ce savoir être simplement le réceptacle d’émotions du moment? Est-ce vraiment important d’écouter? Puis-je écouter tout le monde de la même manière? Et surtout, suis-je dans l’obligation d’écouter?

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Qu’est-ce que l’écoute?

Depuis que l’on est tout petit on doit écouter: ses parents, ses profs et puis, quel que soit son travail, son statut social ou sa famille, il faut toujours écouter tout le monde. «Pour moi, écouter quelqu’un, c’est prendre son temps, être attentif, observer ce qui se passe au niveau de l’expression du visage, du corps peut-être, du ton de la voix aussi. Écouter, c’est chercher à comprendre de l’intérieur.» Estelle poursuit: «J’avoue qu’être écoutée et me sentir comprise, c’est le top. Ça vide, ça détend, ça fait du bien.»

Pour Morgane, «je me sens écoutée quand l’interlocuteur se montre attentif. C’est bon de savoir que l’autre s’intéresse à nous. Ça nous montre de l’amour». Ecouter alors serait être réceptif sans se laisser parasiter par son interprétation ou ses propres projections.

Comment développer son écoute?

En réalité ce n’est pas si simple d’écouter. Le psychologue Carl Rogers a développé le concept de l’écoute active, c’est-à-dire questionner, reformuler pour s’assurer que l’on a compris le message de son interlocuteur, et enfin le lui démontrer. Pour lui, l’écoute ce n’est pas forcément parler, mais simplement pouvoir dire à l’autre: «Oui, je vois, oui je comprends.» C’est aussi s’assurer que l’on a bien compris les faits, car chacun a sa représentation des choses. Ainsi, cela peut se traduire par une reformulation telle que: «Si je comprends bien …». C’est peut être aussi permettre à l’autre de s’interroger: «A ton avis, que faudrait-il faire…»?

Cependant, de l’enfant au conjoint en passant par notre collègue, accorder son écoute, c’est accorder de l’intérêt à l’autre, à ce qu’il est, ce qu’il traverse, ce qu’il ressent. C’est faire un bout de route avec lui sur le chemin de souffrance qu’il parcourt. «Les personnes qui m’écoutent me sauvent de mon marasme. C’est un peu comme un câlin», exprime pour sa part Sophia.

L’écoute, un don ?

Educatrice spécialisée, Laurence n’hésite pas un instant en expliquant qu’écouter rime avec respecter. Et qu’il faut d’ailleurs pour cela bannir les préjugés.» Et d’ajouter: «Écouter, c’est ne pas interrompre tout le temps. Écouter, ce n’est pas forcément avoir une solution ou une réponse à la situation, mais de faire preuve d’empathie. Ecouter, c’est donner de son temps et un peu de soi.» Laurence avoue qu’elle considère l’écoute comme un don. Pour elle, c’est sûr: «Il y a de la joie à donner de l’écoute car il y a plus de joie à donner qu’à recevoir», en paraphrasant Ac 20, 35. Assurément, si Dieu nous a donné une langue et deux oreilles, c’est peut-être bien pour que nous parvenions à écouter le double de ce que nous disons.

Entendre ou écouter Dieu ?

Tout comme il y a une différence entre voir et regarder, il y a une distinction entre entendre et écouter. En effet, je peux entendre parler de Dieu par mes parents ou mes amis comme on entend de la musique, comme un bruit de fond dans une pièce. Or ce dont j’ai besoin, c’est de prêter une oreille attentive à ce que Dieu me dit. Il me faut écouter Dieu me parler au travers de la Bible.

Connaissez-vous les deux sœurs Marthe et Marie dans Luc 10, 39? Marthe, bien qu’affairée à préparer le repas, entendait parler Jésus. Quant à sa sœur Marie, elle était assise aux pieds du Seigneur et l’écoutait. Marthe et Marie bien que sœurs, bien qu’au même endroit, bien qu’en présence du même hôte, ont choisi deux attitudes différentes: l’une entend et l’autre écoute. Cela m’interpelle. Suis-je comme Marthe ou comme Marie? Suis-je affairée à mes tâches, n’ayant le temps que d’entendre parler de Dieu? Ou bien, suis-je comme Marie: malgré un planning bien rempli, est-ce que je sais m’octroyer des pauses pour écouter Dieu dans ma vie ? Audrey Teinturier.

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